Les concours de l’Education nationale placent les candidats dans différentes épreuves. C’est pourquoi nombre d’entre eux s’y préparent. Mais ils ne voient pas plus loin. En effet, ils considèrent les épreuves comme étant une finalité à part entière. Or c’est une erreur car les épreuves ne sont qu’une étape. C’est pourquoi il faut passer le non-concours : le concours que l’on ne vise pas car c’est une formalité, les compétences étant déjà acquises. Le concours devient alors une simple formalité qui confirme ce qui est maitrisé.
Passer le non-concours
Ne pas confondre le moyen et la finalité. Préparer un concours de l’Education nationale consiste à travailler les compétences dont on a besoin pour enseigner. Elles portent sur des connaissances disciplinaires et parfois de l’ingénierie pédagogique. Or les candidats se trompent souvent de cible. Ils pensent devoir ne préparer que des épreuves. Celles-ci deviennent alors la finalité alors qu’elles ne sont qu’un moyen. En effet les épreuves sont le moyen pour le candidat de mettre en avant les compétences attendues.
Les épreuves sont des prétextes à mobiliser des compétences. En effet, les épreuves ne sont que des occasions artificielles de devoir développer les compétences acquises, qu’elles soient liées à des connaissances, de la didactique ou de la pédagogie. C’est pourquoi il y a un décalage entre les épreuves présentées et ce que l’on fait par la suite en préparant des cours. Cependant les épreuves placent le candidat en situation de produire un enseignement dans un temps limité tel qu’il le connaitra par la suite.
Il faut donc viser au-delà du concours. Le concours n’est pas une finalité mais une étape dans le parcours professionnel. C’est une porte qui permet d’entrer dans la vie active en tant qu’enseignant. Cette étape permet de valider les compétences nécessaires pour enseigner. Donc autant viser au-delà du concours en travaillant directement ces compétences. Cela implique de quitter le manteau du candidat étudiant qui prépare des épreuves pour endosser celui du candidat enseignant qui prépare des cours. Or les compétences sont le seul élément commun aux deux aspects.